Nombreux sont, et seront, les agents à rencontrer dans leurs carrières un problème qui les empêche temporairement ou durablement d’exercer leur métier. Confrontées à l’augmentation des cas d’inaptitudes au poste, aux réalités que sont le handicap et à l’épuisement professionnel des agents, les collectivités doivent structurer et développer leur politique de reclassement.
Le vieillissement de la population, l’augmentation des Troubles musculo-squelettiques et des maladies professionnelles témoignent également de ces réalités que sont l’inaptitude et les handicaps, et accentuent les besoins en matière d’aménagement de poste et reclassement.
L’obligation de moyen à laquelle sont assujettis les collectivités et établissements sur est renforcée part la CNRACL (attestation à remplir par l’administration) et le juge (en cas d’absence de postes de reclassement).
En dehors des efforts et démarches entrepris par les structures, des ressources extérieurs peuvent être sollicitées, comme le FIPHFP (Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique) qui finance des formations, des bilans de compétences, les interventions d’un ergonome…
Enfin, au-delà de l’enjeu financier et organisationnel que constitue le reclassement, un suivi humain s’impose. L’agent en situation de retour à l’emploi doit en effet affronter des situations complexes : intégrer une nouvelle équipe, se familiariser avec un nouveau poste, et donc gérer son appréhension, sa peur de l’échec.